Daphnée Hejebri Doctorante en musicologie, Université de Strasbourg

En bref

affiliation à l'UR 3402 - ACCRA : depuis 2020

sujet de thèse : L’existence de plusieurs espaces acoustiques : Étude de l’impact perceptif engendré par le passage d’un espace physique ancré dans une réalité à un espace virtuel lors de l’acte musical

directeur de thèse : Alessandro Arbo

contact : daphnee.hejebri@accra-recherche.unistra.fr

Parcours professionnel

     Daphné Hejebri (1994) est une compositrice française. Alors qu’elle poursuivait de sérieuses études de violon, elle s’oriente à l’âge de 15 ans vers la composition et suit l’enseignement d’Arnaud Petit au Conservatoire de Grenoble. Elle obtient alors un DEM de Composition mention Très Bien à l’unanimité qui fut récompensé par le Prix de la SACEM en juin 2014. Elle suit ensuite l’enseignement de Philippe Manoury et de Daniel D’Adamo à l’Académie Supérieure de Musique de Strasbourg (HEAR) où elle obtient une Licence de composition mention Très Bien. Elle obtient son Master de composition sous la direction de Philippe Leroux à l’Université McGill de Montréal, où elle a été lauréate de la « Max Stern Fellow-Music Scholarship ». Elle entame en novembre 2020 un doctorat de Création et Interprétation au sein de l'Académie Supérieure de Musique de Strasbourg et de l'Université de Strasbourg. Ses axes de recherche se situent autour de l'étude de l'impact perceptif provoqué par le passage entre des espaces acoustiques différents - réels ou virtuels - lors d'une performance musicale.

     Multi-instrumentiste, curieuse et avide depuis son plus jeune âge d’explorer et comprendre des horizons musicaux très différents, Daphné Hejebri écrit une musique qui se veut en perpétuelle recherche d’un langage reflétant au mieux sa pensée à la croisée de la structure et de l’intuition. Elle s’intéresse tout particulièrement à la musique électro-acoustique et mixte (en temps réel et/ou en temps différé), qu’elle étudie avec Tom Mays à l’Académie Supérieure de Musique de Strasbourg. Elle y retrouve alors un parfait équilibre entre ces deux notions - de structure et d’intuition - et se permet d’explorer et d’approfondir la relation ambiguë qui s’en dégage. En parallèle, Daphné Hejebri éprouve un intérêt certain pour les arts visuels et digitaux ; elle aimerait créer une passerelle entre son savoir de musicienne expérimentale et des nouvelles technologies - comme la réalité virtuelle, la captation de mouvements, le son binaural - qui offrent, selon elle, un potentiel immense d’exploration et de recherche en matière d’univers sonore.

     Sa musique est jouée en Europe et en Amérique du Nord essentiellement, et a notamment été programmée dans plusieurs festivals de renom tels que le festival MUSICA (France) en 2015, 2016 et 2017, le festival international de musique électro-acoustique « Résonnances Electriques » (France) en 2017, le festival EVIMUS (Allemagne) en 2018. Elle a également eu l’opportunité de collaborer avec le renommé Quatuor Diotima qui créa sa pièce « Systema », l’ensemble New-Yorkais TAK, l'ensemble Ars Nova, le McGill Contemporary Ensemble (Montréal) pour qui elle fut compositrice en résidence, l'ensemble MDI (Milan), le Quatuor AVENA ainsi que d’autres ensembles. Elle est lauréate de la résidence « Gargonza Arts’ Residency 2020 » à la fin de laquelle eut lieu la création de son quatuor à cordes et électronique « A Porte Chiuse ».

     Elle devient membre en 2018 du Collectif de compositeurs TESSELAT qui regroupe 10 compositeurs de nationalités et d’horizons différents afin de créer un réseau assez vaste pour promouvoir, produire et diffuser largement la musique d’aujourd’hui. Leur concert d’inauguration eut lieu à New-York en Octobre 2018, et plusieurs autres projets sont déjà en préparation notamment pour des concerts à New-York, au Japon et en Europe.

Thèmes de recherche

  • La physicalité / virtualité d’un espace : impact perceptif lors de l’acte musical
  • La recherche de l’immersion lors d’une performance artistique : résultats sur la perception et réception d’une œuvre
  • La manipulation de la perception sonore humaine par le biais de nouvelles technologies
  • La musique « virtuelle », qui n’existe qu’au travers d’une plateforme ou d’un média (cyberespace) : la conception d’un tout nouveau type d’espace performatif
  • Repenser avec la musique mixte (en temps réel et en temps différé) (entièrement) l'espace dans lequel l'acte musical prend place