Yanir Ritter Le saxophone : instrument interdit ou symbole de résistance artistique sous le Troisième Reich

En bref

Le 3 juin 2026
à 14h00

Institut Le Bel (Université de Strasbourg)
4 rue Blaise Pascal, 67000 Strasbourg
salle Ourisson

Entrée libre

 

     Yanir RITTER soutient le mercredi 3 juin 2026 sa thèse en interprétation et création musicales intitulée « Le saxophone : instrument interdit ou symbole de résistance artistique sous le Troisième Reich », et effectuée sous la direction scientifique de Mathieu SCHNEIDER (professeur en musicologie à l'Université de Strasbourg, membre du Collège GLAREAN et de l'ACCRA) et sous la direction artistique de Christine RALL (professeur de saxophone à la Hochschule für Musik Freiburg), à l'Université de Strasbourg et avec le soutien du Collège GLAREAN et de l'ACCRA. La soutenance a été précédée du concert de fin de thèse organisé le mercredi 27 mai 2026.

Composition du jury de thèse

     Le jury de thèse est composé de :

  • Ludwig HOLTMEIER, professeur en théorie de la musique à Hochschule für Musik Freiburg (Allemagne) - rapporteur
  • Philippe OLIVIER, docteur en musicologie (France)
  • Christine RALL, professeur de saxophone à la Hochschule für Musik Freiburg (Allemagne) - invitée
  • Mathieu SCHNEIDER, professeur en musicologie à l'Université de Strasbourg (France)
  • Yannick SIMON, professeur en musicologie à l'Université Université Jean Jaurès de Toulouse (France) - rapporteur

Composition du jury artistique

     Le jury artistique est composé de :

  • Lutz KOPPETSCH, professeur de saxophone à la Hochschule für Musik Würzburg (Allemagne)
  • Christine RALL, professeur de saxophone à la Hochschule für Musik Freiburg (Allemagne)
  • Mathieu SCHNEIDER, professeur en musicologie à l'Université de Strasbourg (France) - invité
  • Andreas VAN ZOELEN, professeur de saxophoniste et docteur en musicologie à la Fontys Academy of Music and Performing Arts de Tilburg (Pays-Bas)

Résumé / Abstract

     Cette thèse examine dans quelle mesure le saxophone classique a constitué un médium de
résistance artistique et politique face aux politiques culturelles du Troisième Reich. En analysant la symbolique socio-culturelle de l’instrument, associé à la modernité et inscrit dans le répertoire dit « dégénéré » des années 1930 et 1940, elle comble une lacune importante de l’historiographie musicale. S’appuyant sur une méthodologie de recherche artistique pluridisciplinaire combinant analyse herméneutique, recherches historiques et archivistiques et pratique interprétative, l’étude montre comment compositeurs et interprètes ont investi le saxophone comme espace d’expression et de résistance malgré les contraintes idéologiques. Elle propose ainsi de reconsidérer le rôle historiographique de la pratique musicale et de valoriser un répertoire saxophonistique allemand encore négligé.

     This dissertation examines the extent to which the classical saxophone functioned as a medium of artistic and political resistance under the cultural policies of Nazi Germany’s Third Reich. Focusing on the instrument’s socio-cultural symbolism and its association with so-called “degenerate” repertoire of the 1930s and 1940s, the study addresses a significant gap in musicological scholarship. Using a multidisciplinary artistic research methodology combining hermeneutic interpretation, historical and archival research, and practice-led enquiry, it shows how composers and performers engaged the saxophone as a site of expression and resistance despite ideological constraints. The dissertation reframes performance practice as a historiographic tool and advocates the reassessment of neglected German saxophone repertoire within contemporary performance and pedagogy.