Sylvie Nayral Une histoire de photographie

En bref

Le 26 septembre 2025
à 14h15

Misha (université de Strasbourg)
5 allée du Général Rouvillois, 67000 Strasbourg
salle Table ronde

Tram C/E/F arrêt Observatoire

Entrée libre

 

     Sylvie NAYRAL soutient le vendredi 26 septembre 2025 sa thèse en arts visuels intitulée « Une histoire de photographie », et effectuée sous la direction de Corine PENCENAT (maître de conférences HDR émérite en arts visuels à l'université de Strasbourg, membre du CREAA et de l'ACCRA) à l'université de Strasbourg et avec le soutien du CREAA et de l'ACCRA.

Composition du jury

     Le jury est composé de :

  • Arno GISINGER, professeur en photographie à l'Université Paris 8, Saint Denis (France) - rapporteur
  • Martial GUEDRON, professeur en histoire de l'art moderne à l'Université de Strasbourg (France)
  • Daniel PAYOT, professeur retraité en théorie et histoire de l'art à l'Université de Strasbourg (France) - invité
  • Corine PENCENAT, maître de conférence HDR en arts visuels à l'Université de Strasbourg (France)
  • Joëlle ZASK, maître de conférences HDR en philosophie à l'Université d’Aix-en-Provence (France) - rapporteur

Résumé

     Depuis la présentation publique de la photographie en 1839, les histoires du médium proposent un catalogue d’antécédents supposé constituer sa généalogie technique, enrichie de quelques œuvres ou instruments présentés comme ses précurseurs esthétiques et idéologiques (les vedute, le physionotrace ..). Pourtant il est des objets et des œuvres qui précèdent l’invention sans figurer dans ces recensements, qui ont aussi capacité à évoquer la photographie par les questions ou dilemmes qui aujourd’hui intéressent ses opérateurs et sans doute traversent l’histoire de l’image. Une enquête approfondie d’un corpus de tels « faits divers photographiques » conduit à interroger, dans un présent accéléré qui éprouve le médium comme les regardeurs, les enjeux de sa pratique. L’étude place à son commencement la correspondance de Niépce dont la recherche déborde considérablement le seul Point de vue retrouvé, nous rappelant à une production lente qui puise sa force entre détermination et incertitude.

     Since the public introduction of photography in 1839, the histories of the medium have presented a catalogue of antecedents believed to constitute its technical genealogy, supplemented by a few works or instruments presented as its aesthetic and ideological predecessors (the vedute, the physionotrace, etc.). Yet there are objects and works that predate the invention of photography, but are not included in these inventories, and which also have the capacity to evoke photography through the questions or dilemmas that today interest its operators and undoubtedly span the history of the image. An in-depth investigation of a corpus of such “miscellaneous photographic facts” leads us to question, in the context of an accelerated present that challenges both the medium and its viewers, the issues at stake in its practice. The study begins with Niépce's correspondence, whose research considerably exceeded the single rediscovered Point de vue, evoking a slow production that draws its strength from a combination of determination and unertainty.