Mengqi Wang Figures féminines dans l’opéra de langue française depuis 1950 : les cas du Pavillon au bord de la rivière de Betsy Jolas, L’amour de loin de Kaija Saariaho et Médée de Michèle Reverdy

En bref

Le 16 janvier 2026
à 14h00

Misha (université de Strasbourg)
5 allée du Général Rouvillois, 67000 Strasbourg
salle Table ronde

Tram C/E/F arrêt Observatoire

Entrée libre

 

     Mengqi WANG soutient le vendredi 16 janvier 2026 sa thèse en musicologie intitulée « Figures féminines dans l’opéra de langue française depuis 1950 : les cas du Pavillon au bord de la rivière de Betsy Jolas, L’amour de loin de Kaija Saariaho et Médée de Michèle Reverdy », et effectuée sous la direction de Pierre MICHEL (professeur en musicologie à l'université de Strasbourg, membre de l'ACCRA et de l'ITI CREAA) à l'université de Strasbourg et avec le soutien de l'ACCRA et de l'ITI CREAA.

Composition du jury

     Le jury est composé de :

  • Cécile AUZOLLE, maître de conférences HDR en musicologie à l'Université de Poitiers (France) - rapporteur
  • Nicolas DARBON, professeur en musicologie à Aix Marseille Université (France) - président du jury
  • Pierre MICHEL, professeur en musicologie à l'Université de Strasbourg (France)
  • Delphine VINCENT, maître de conférences HDR en musicologie à l'Université de Fribourg (Suisse) - rapporteur

Résumé

     Cette thèse interroge le lien entre création musicale et genre, en particulier la manière dont les compositrices construisent des figures féminines à l’opéra. Inscrite dans la nouvelle musicologie et la pensée féministe française, elle analyse l’hétérogénéité comme principe de renouvellement du genre lyrique. Elle situe également la problématique dans le contexte culturel français : en revenant sur trois opéras majeurs du début du XXe siècle et sur les transformations de l’opéra depuis 1950, elle éclaire la singularité des figures féminines créées par trois compositrices — Betsy Jolas, Kaija Saariaho et Michèle Reverdy. La méthode articule parcours biographique, lecture du livret, analyse musicale et l’entretiens avec les compositrices. L’étude montre comment ces œuvres inventent de nouvelles modalités d’expression du sujet féminin et comment l’expérience vécue des compositrices infléchit les codes opératiques. Depuis les années 1950, l’évolution du langage musical et des thèmes a permis l’émergence de figures féminines plus libres, indissociables de la présence accrue des compositrices, dont les créations ont contribué de manière significative à la redéfinition contemporaine de l’opéra.

Abstract

     This dissertation examines the relationship between musical creation and gender, particularly the ways in which women composers construct female figures in opera. Positioned at the intersection of New Musicology and French feminist thought, it analyzes heterogeneity as a principle through which the operatic genre is renewed. The study also situates its central questions within the French cultural context: by revisiting three major operas from the early twentieth century and the transformations of opera since 1950, it sheds light on the distinctive nature of the female figures created by three composers — Betsy Jolas, Kaija Saariaho, and Michèle Reverdy. Its methodology combines biographical inquiry, close reading of the libretto, musical analysis, and interviews with composers. The dissertation demonstrates how these works invent new modalities for articulating the female subject and how the lived experience of the composers shapes—and sometimes subverts—operatic codes. Since the 1950s, developments in musical language and thematic orientations have enabled the emergence of freer female figures, inseparable from the increased presence of women composers whose works have significantly contributed to the contemporary redefinition of opera.