Journée d'études « Downcycling - Upcycling: Makers, Grey Energy & other Things » reportée

En bref

 

Reportée

Misha (université de Strasbourg)
5 allée du Général Rouvillois, 67000 Strasbourg
salle de Conférence
  
  Entrée libre

 

     Journée organisée par Gwenaëlle BERTRAND et Maxime FAVARD, avec le soutien de l'ACCRA, de l'EA 3068 CIEREC (université Jean Monnet de Saint-Etienne) et de l'IdEx de l'université de Strasbourg. Cette journée suit une première journée d'études intitulée « Input - Output: Cracking, Grey Boxing and other Things » qui a eu lieu à Saint-Etienne le 17 mars 2020.

     Durant cette journée, il s'agira de s’emparer de la question du recyclage des déchets plastiques par la figure du maker dont la diversité des manières de faire sont autant de moyens de concevoir et de développer de nouveaux processus que d’entrer en résilience. Cet événement scientifique en design sera également l’occasion d’accueillir des designers et/ou ingénieurs qui exposeront leurs démarches et les réalités de terrain. De là, certains questionnements feront l’objet d’une attention particulière comme :

  • l'interrogation des concepts de recyclage à partir des valeurs de cycle (basse, égale, supérieure), d’économie circulaire, de « croissance verte », de transition, de déchet, de technique et de technologie, machines, appareils et/ou dispositifs, etc.
  • l'interrogation des systèmes de production. Les activités de conception dédiées au recyclage des déchets plastiques sont-elles en rupture avec celles du passé ou trouvons-nous des origines dans l’histoire du design ? De quelle nature sont les systèmes de production utilisés (manuelle, à commande numérique, etc.) et quelles contraintes fonctionnelles peut-on observer précisément en données d’usage (Quarante, 1984) ? S’agit-il davantage d’exécution (savoir-faire artisan) ou d’une interrogation des systèmes de production (cf. « technologie », Lafitte, 1932 ; Deforge, 1985) ? Peut-on dresser une généalogie des machines employées (détournement, transfert, création, etc.) ? Quels liens observe-t-on entre le système de production et l’écologie, l’économie, etc. Comment qualifier les espaces de conception et de production à partir du recyclage des plastiques : « ateliers », « laboratoires », « manufactures », etc. ? Peut-on en cartographier les modèles et quels en sont les enjeux in situ ? Comment ces espaces s’organisent-ils en France et/ou à l’étranger, sont-ils privés ou publics, individuels ou collectifs ?
  • l'interrogation des systèmes des objets. Il s'agira de : considérer la nature de l’objet (structure, facture, texture, etc.) et sa fonction (outil, machine ou produit)  ; s’intéresser au prototype, à la pré-série, à la série ; s'intéresser aux lignées (Deforge, 1985) passées, présentes voire futures des outils/machines/produits ; questionner l’unité et l'unicité de ces environnements industriels et ce qu’il y est conçu et/ou produit : s’agit-il de production sérielle, par la série standardisée (objets identiques) ou par la série diversifiée (objets similaires non identiques) (Pesce, 1996) ? Une telle ontologie des produits recyclés en plastique peut-elle être poursuivie par l’analyse de la consommation ? A quels modèles économiques les productions ou services répondent-ils ? Comment définir les fonctions d’usage et de signe relatifs aux produits recyclés ou services de recyclage ?