Colloque Stella Incognita 2026 « Quand la science-fiction fait machine arrière » 30 mars, 31 mars et 1er avril 2026

Sommaire

En bref

 

Du 30 mars au 1er avril 2026
de 10h00 à 16h00 (le 30 mars)
de 9h00 à 17h30 (le 31 mars)
de 8h30 à 16h30 (le 1er avril)

INSPE Strasbourg
141 avenue de Colmar, 67000 Strasbourg

Tram A/E arrêt Krimmeri

Entrée libre

 

Organisation
Hugo CANIHAC
Philippe CLERMONT
Benjamin FELDER
Daphnée GUERDIN

Soutiens
INSPE de Strasbourg
UR 1337 Configurations Littéraires (Université de Strasbourg),
UMR 7363 SAGE (Université de Strasbourg)
ITI Lethica
UR 3402 ACCRA
Faculté des arts (Université de Strasbourg)
Association Stella Incognita

 

     Le colloque est accompagné de deux événements connexes :

  • une projection-débat d'un film le lundi 30 mars 2026 de 17h00 à 19h30 à la librairie Quai des brumes ;
  • une rencontre avec Elio Possoz le mardi 31 mars 2026 de 19h00 à 20h30 au Cinéma le Cosmos.

     Ce colloque propose d’étudier la science-fiction quand elle quitte la course vers le futur et tourne ses regards vers le passé pour proposer une alternative fictionnelle à une société contemporaine jugée décevante voire destinée à la catastrophe, une alternative aux risques sociaux, sanitaires et environnementaux qui semblent inévitables dans le monde tel qu’il se présente et tel qu’il évolue. Cette interrogation paraît nécessaire à une époque de remise en question de la conception moderne du temps, et de multiplication des discours affirmant que « c’était mieux avant ». Dans la science-fiction, cette remise en question est rendue manifeste par la prise de conscience des écarts dans les représentations du futur, passées et contemporaines, point de départ du rétrofuturisme, mais aussi par le transfert du registre de la science-fiction vers des catégories différentes, telles que la fantasy plus ouvertement alimentée par des références au passé. Perte de foi dans l’avenir ou simple renouvellement des formes adoptées par le registre science-fictionnel, toujours est-il que la « rétrotopie » remet en question les frontières de la science-fiction.

     Le mouvement que propose le colloque aux chercheuses et chercheurs vise à articuler une caractérisation des formes de fiction en question et une démarche de lecture éthique pour les étudier, afin de dégager les visées de ces esthétiques tournées vers des passés réels ou fantasmés.