Colloque « De l’archive au reenactment : les enjeux de la re-présentation de la performance » 11 et 12 avril 2013

En bref

 

Du 11 au 12 avril 2013
de 10h00 à 17h00 (11 avril)
de 9h00 à 17h00 (12 avril)

Misha (université de Strasbourg)
5 allée du Général Rouvillois, 67000 Strasbourg
salle de Conférence

Tram C/E/F arrêt Observatoire

Entrée libre

 

     Colloque organisé par Janig BEGOC, Nathalie BOULOUCH et Katrin GATTINGER, avec le soutien de l'ACCRA, de l'EA 1279 Histoire et critique des arts (université Rennes 2), de la HEAR, de Pôle Sud (scène conventionnée pour la danse et la musique à Strasbourg), des Archives de la critique d’art de Rennes et du Musée de la Danse de Rennes. Le colloque est accompagné d’une performance jeudi 11 avril 2013.

     Ce colloque international entend examiner les enjeux historiographiques et curatoriaux de la re-présentation de la performance et leurs conséquences sur la création actuelle. Les pratiques historiographiques et curatoriales de la performance, confrontées au caractère éphémère des productions artistiques qu’elles cherchent l’une et l’autre à re-présenter, accordent une grande importance aux objets. La photographie, la vidéo, le dessin et les scripts de performances sont autant de ces matériaux dont se saisissent tour à tour le commissaire d’exposition et l’historien de l’art, pour appréhender l’événement et le convertir en histoire.

     Dans le champ artistique, ces deux types d’approches trouvent aujourd'hui un point de rencontre inédit à travers deux modes de ré-instanciation d’une œuvre originelle : le reenactment et le récit. Issues des pratiques du geste et de l’oralité, ces forment processuelles dont s’emparent aujourd'hui les artistes n’excusent pas pour autant le régime de l’archive domiciliée. Elles entretiennent au contraire une relation complexe avec les documents sur lesquels elles s’appuient et ceux qu’elles contribuent à produire.

     Ce colloque international entend faire le point sur les sources, les modes opératoires et les effets de ces formes désormais récur­rentes de re-présentation qui consistent à rejouer et à raconter une performance. En confrontant les recherches d’historiens de l’art, de théoriciens et d’artistes, il s’agira de proposer un bilan des méthodes expé­rimentées ces vingt dernières années et d’observer la façon dont l’analyse de ces différentes approches contribue à une nou­velle lecture des enjeux et de l’histoire de la performance, autant qu’elle favorise de nouvelles démarches artistiques.

     Utilisés comme un moyen de reconstitu­tion de la mémoire, de spatialisation de l’histoire ou de transmission du passé, le reenactment et le récit de performance en­tretiennent avec leurs modèles des relations diverses. Une théorie des écarts peut alors se constituer : fondée sur l’analyse de l’es­pace critique accompagnant toute forme de réinterprétation, elle permettra de qualifier les effets de ces processus de réactivation, entre transmission et mythification.